
La coupe transversale d'une feuille permet
de distinguer, de l'extérieur vers l'intérieur
: la cuticule, une couche épidermique, un derme
cellulosique où circule une sève rouge brunâtre
(le "sang" de l'Aloès), et enfin au centre
une pulpe épaisse, parenchyme mucilagineux incolore
qui est le précieux jus utilisé pour ses
salutaires vertus.

Les
fleurs, réparties sur
deux ou trois hampes (chacune en
portant plusieurs dizaines), pendantes
et tubuleuses en forme de petites
trompettes de couleur jaunâtre, éclosent
successivement. Le fruit est une
capsule. A l'état naturel,
l'Aloe Vera pousse sur des terrains
sablonneux et calcaires de régions
semi désertiques au climat
chaud et sec.
Sa reproduction s'opère par graines ou plus aisément
par les rejets (stolons) qui poussent autour de son pied.
Facile à cultiver, il est aujourd'hui planté industriellement
sur de vastes étendues dans de nombreux pays : Etats-Unis,
Mexique, Caraïbes, Philippines, etc.
Sous le terme de pulpe d'Aloe Vera on désigne aujourd'hui
le dérivé de l'Aloès obtenu par pressage
des feuilles. La couche la plus profonde, centrale, de la
feuille est celle qui est plus active. Le liquide obtenu,
gélatineux et opalescent, se présente comme
une hypocycloïde contenant du glucomannate qui semble être
le composant principal. L'analyse chimique de la feuille
d'Aloe Vera commence après 1850 avec l'isolement
du principal principe actif de sa sève qui fut dénommé :
aloïne, substance à l'origine de ses propriétés
digestives (stomachique, cholagogue et laxative) qui étaient
les seules officiellement reconnues par la médecine
de l'époque.

Ce
n'est que beaucoup plus tard, après
1930, que de nouvelles recherches analytiques tentent de
trouver les autres principes actifs susceptibles d'expliquer
ses nombreuses autres vertus en rapport avec le gel de sa
pulpe fraîche. Sa composition se complète alors
progressivement au fil des années avec l'évolution
des moyens techniques d'analyse de plus en plus performants,
dont disposent les chercheurs.
C'est
ainsi qu'actuellement, sans pouvoir dire que l'on ne trouvera
pas de nouvelles
substances actives, on peut considérer que la composition
de la feuille d'Aloe Vera est pratiquement connue en totalité pour
ce qui est de ses composants actifs les plus essentiels.
Compte tenu de la variabilité de certains pourcentages
quantitatifs tributaires de la variété d'Aloe
Vera, de la nature du sol, des conditions météorologiques,
des méthodes d'extraction, etc., seule la composition
qualitative sera donnée telle qu'elle ressort des
derniers travaux réalisés en la matière.
| Constituants de
la feuille fraîche d'Aloe Vera |

• Dérivés anthracéniques (spécifique
de la sève)
• Mono et polysaccharides : cellulose,
glucose, mannose, aldopentose etc.
• Acides aminés
: acide glutamique, acide aspartique, alanine, arginine,
cystine, glycine ou glycocolle, histidine, isoleucine, leucine,
lysine, méthionine, phénylalanine, proline,
sérine, thréonine, tyrosine et valine. Il
est important de noter que cette liste comprend 7 des 8
acides aminés indispensables à la vie que
l'organisme ne peut pas synthétiser et qu'il faut
donc trouver journellement dans l'alimentation.
• Minéraux
et oligo-éléments : calcium, chlore, cuivre,
chrome, fer, lithium, magnésium, manganèse,
phosphore, potassium, sodium, zinc, pour ne citer que les
principaux.
• Vitamines : A, B1, B2, B3, B6, B9, B12,
C, E.
• Enzymes ou diastases : amylase, catalase,
cellulase, lipase, oxydase et phosphatases qui ont des rôles
spécifiques de catalyseurs dans de nombreuses réactions
chimiques organiques essentielles.
• Autres constituants
: aloésine, aloénine, acide cinnamique, acide
chrysophanique, résistanol (dérivé alcoolique
de l'acide cinnamique), lignine, saponines, choline, (dont
l'action participe à la régulation du taux
de cholestérol dans le sang, au bon fonctionnement
du foie et aux processus de mémorisation), huiles
volatiles, etc.